• Pour ne pas dire que toi, tu me manques

    Je me souviens d'une soirée branchouille, avec la copine qui n'est plus du même monde parce qu'elle a basculé du côté snob de la force mais que j'aime toujours tendrement parce que je la connais tout au fond là où ça fait mal et que je sais qu'elle vit les heures de gloire qui effacent assez les manques pour croire vivre enfin.

    A cette soirée de célibattantes attardées, je vivais moi aussi une petite heure de gloire à rendre magique la moindre aventure racontée, à donner dans le croustillant improbable avec des accents de vérité criarde qui font rouler des yeux d'envie même les plus pestes des jeunes et jolis partis féminins de la capitale que plus rien n'impressionne.

    Au sommet de mon art, après avoir bu le cocktail insipide et empoché quelques cartes de visite, j'ai rencontré le medium de la soirée. L'interroger sur mes amours tumultueuses ? Nan. Parlons boulot, lui ai-je demandé. Normal, j'étais au chômage (en train de dîner dans un palace, mais bon...).  Il m'a prédit du changement pour septembre ou décembre au pire (jusqu'en janvier, je n'ai rien vu venir). Une opportunité incroyable, dans le milieu artistique. De la photo, sans doute. Moui.

    Quand j'y repense, s'il voyait vraiment quelque chose, il s'est probablement senti soulagé que je ne l'interroge pas sur ma vie affective. (Tu crois qu'il m'aurait dit que j'allais t'aimer sans préméditation ?)

    Je commence une "carrière" à 30 ans après avoir fait le tour du n'importe quoi, n'importe comment. Rien qui ressemble à une vocation, ni à une grande aventure. Juste un job pris par hasard, l'impression de faire du bon boulot et ce qui ressemble à une promotion rapide. Et en mars, je vivrai beaucoup mieux grâce à mon nouveau pouvoir d'achat, hmpf !

    Mes vieux amis de quand je ne faisais rien de ma vie me manquent, pas ma façon de vivre de l'époque.

     


  • Commentaires

    1
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 13:26
    Ah oui, quand même
    la mélancolie, c'est contagieux.
    2
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 13:29
    Voui
    mais pas dangereux. Hello Mister Swann.
    3
    tschok
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 13:31
    Moi j'ai déjà la crève
    alors je sens plus rien. Sniiiif?
    4
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 13:37
    Pôv chou
    Tu dors sans chaussettes... Mais insensible, tu l'étais pas un peu déjà ? ;-)
    5
    tschok
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 13:47
    M'pffff!
    !
    6
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 15:54
    "jusqu'en janvier je n'ai rien vu venir"
    autrement dit le boulot qu'a pas duré deux semaines, déniché vers la fin septembre, et l'autre avec une buveuse de coca abandonnée en décembre parce que le chemin était boueux en plein Paris, ça compte pas ?
    7
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 19:26
    la lal al
    Tchaaaaaaaa okkkk! On a des roues motrices dans l'crânes! On va leur faire la peau, on va les peler les dépouiller! Okkkkk!" J'ai gueulé ça une fois, très fort dans le micro trempé par mes glaviots et ma salive. Ensuite une fille de 15 ans à peine s'est ruée sur moi, je lui ai tout arrachée devant la foule de bouseux venus se palucher en me zyeutant le chanter, leur hymne à la jeunesse! ça sentait la sueur sur cette gamine! ça sentait dans toute la salle. Et ça ne me plaisait pas. La suite là: http://andy-verol.blogg.org
    8
    Mercredi 24 Octobre 2007 à 20:50
    Max chéri
    Ouais, c'était super artistique, surtout en décembre. Nan, ça compte pas. Sauf les trajets... et le petit café... et Jennifer que j'ai lâchement abandonnée...
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